L'essentiel
- L'annexe I du CRA a deux parties : la partie I fixe les exigences relatives aux propriétés du produit (un principe général et treize exigences, de a) à m)), la partie II huit exigences de gestion des vulnérabilités (règlement (UE) 2024/2847, annexe I).
- La partie II s'applique entièrement pendant toute la période d'assistance ; les exigences de la partie I s'appliquent « le cas échéant », sur la base de l'évaluation des risques, qui justifie aussi celles qui ne s'appliquent pas (art. 13(3) et 13(4)).
- Des exigences de résultat : le CRA ne prescrit ni algorithme ni technologie ; il exige par exemple une configuration sécurisée par défaut, des mises à jour de sécurité, le chiffrement des données pertinentes et une SBOM lisible par machine.
- Pas de norme harmonisée CRA à ce jour : au 28 octobre 2026, aucune n'est citée au Journal officiel. L'ETSI EN 303 645, l'EN 18031 et l'IEC 62443 couvrent déjà l'essentiel, sans présomption de conformité au CRA.
- Applicable le 11 décembre 2027 aux produits mis sur le marché à partir de cette date (art. 71(2)).

L’annexe I du Cyber Resilience Act tient en deux pages, mais chaque ligne se traduit en décisions de conception, de tests et de processus. Cet article reprend les 21 exigences avec des exemples d’appareils, et indique où les retrouver dans l’ETSI EN 303 645, l’EN 18031-1 et l’IEC 62443.
L’annexe I en bref : deux parties, 21 exigences
L’annexe I du Cyber Resilience Act (règlement (UE) 2024/2847) fixe les exigences essentielles de cybersécurité que tout produit comportant des éléments numériques devra respecter pour être mis sur le marché de l’UE à partir du 11 décembre 2027 (art. 71(2)).
La partie I porte sur le produit. Il doit offrir un niveau de cybersécurité approprié en fonction des risques (point 1), puis, le cas échéant, satisfaire à treize exigences (point 2) : pas de vulnérabilité exploitable connue, configuration sécurisée par défaut, mises à jour de sécurité, protection contre les accès non autorisés, confidentialité et intégrité des données, minimisation des données, disponibilité, limitation de l’impact sur les autres réseaux, réduction de la surface d’attaque et de l’impact d’un incident, journalisation et suppression sécurisée des données.
La partie II porte sur le fabricant : huit exigences de gestion des vulnérabilités pendant toute la période d’assistance, dont une nomenclature des logiciels (SBOM), des tests réguliers, des avis de sécurité, une politique de divulgation coordonnée et des correctifs gratuits diffusés sans retard.
Toutes les exigences de la partie II s’appliquent ; celles de la partie I sont sélectionnées et dimensionnées par l’évaluation des risques, qui justifie aussi celles qui ne s’appliquent pas (art. 13(3) et 13(4)). Pour situer l’annexe I dans le règlement, voir notre guide complet du Cyber Resilience Act.
Comment lire l’annexe I : une logique de risque
L’annexe I ne s’applique pas en bloc : les exigences de gestion des vulnérabilités s’imposent toutes, tandis que les exigences de conception sont choisies et dimensionnées par l’évaluation des risques de cybersécurité du fabricant.
Le point 2 de la partie I commence par « Sur la base de l’évaluation des risques de cybersécurité visée à l’article 13, paragraphe 2 », et les exigences a) à m) s’appliquent « le cas échéant ». Selon l’article 13, cette évaluation est prise en compte de la planification à la maintenance (13(2)) ; elle est documentée, mise à jour pendant la période d’assistance, fondée sur l’utilisation prévue et raisonnablement prévisible, et indique si et comment chaque exigence s’applique (13(3)) ; elle figure dans la documentation technique, avec une justification claire des exigences non applicables (13(4)).
Exemple de la FAQ de la Commission (v1.4, 4.1.3) : un produit dont l’utilisation prévue ne comprend aucun traitement de données personnelles n’a pas besoin de mesures spécifiques pour ces données. Les exigences sont « orientées objectif et neutres sur le plan technologique » (FAQ 4.2.1) : le CRA ne prescrit ni algorithme ni longueur de mot de passe.
Ce que « en fonction des risques » ne veut pas dire
Selon les lignes directrices de la Commission C(2026) 5252 (points 157 à 163, non contraignantes), le risque résiduel s’apprécie au regard d’un niveau de cybersécurité approprié, et non de l’appétence au risque de l’entreprise : la tolérance interne, la stratégie commerciale ou le seul coût ne justifient pas de laisser un risque non traité (points 158 et 163). Le risque ne peut pas être transféré à l’utilisateur pour compenser une faiblesse de conception (point 161). Leviers admis : réduire la surface d’attaque, ajouter des protections, limiter une fonction, restreindre la destination du produit et informer des risques résiduels (points 160 et 162), par exemple un capteur industriel réservé aux environnements de confiance (exemple 66).
Partie I, exigences a) à f) : le socle
Les six premières exigences de l’annexe I, partie I, forment le socle de tout produit connecté : livrer sans faille exploitable connue, sécurisé par défaut, corrigeable par mises à jour, protégé contre les accès non autorisés, et protégeant la confidentialité et l’intégrité des données.
| Exigence (annexe I, partie I, point 2) | En pratique | Exemple |
|---|---|---|
| a) Pas de vulnérabilité exploitable connue | Comparer la SBOM aux bases de vulnérabilités avant chaque version ; tests selon le risque | Bibliothèque TLS vulnérable mise à jour avant livraison |
| b) Configuration sécurisée par défaut, réinitialisation | Pas de mot de passe universel, débogage et ports inutiles fermés, retour usine | Caméra livrée avec services d’administration à distance désactivés |
| c) Mises à jour de sécurité | Automatiques par défaut si pertinent, faciles à désactiver, notifiées, différables temporairement | Thermostat qui installe les correctifs la nuit et prévient l’utilisateur |
| d) Protection contre les accès non autorisés | Authentification, gestion des identités et des accès, signalement des accès non autorisés | Routeur avec mot de passe unique par appareil et verrouillage après échecs |
| e) Confidentialité | Chiffrement des données pertinentes au repos et en transit « au moyen de mécanismes de pointe » | Flux vidéo chiffré entre la caméra et l’application |
| f) Intégrité | Signature des micrologiciels, démarrage sécurisé, intégrité de la configuration et des commandes, signalement des corruptions | Automate qui refuse un micrologiciel non signé |
Précisions de la FAQ de la Commission : pour a), le CRA n’exige pas un produit exempt de toute vulnérabilité ; l’exploitabilité s’apprécie au cas par cas, en conditions de fonctionnement effectives, au moment de la mise sur le marché (FAQ 4.2.2 et 4.2.3 ; art. 3, point 41). Pour b), un composant doit être sûr dans la configuration où il est livré, par exemple un microcontrôleur aux interfaces réseau désactivées par défaut (FAQ 4.2.4). Pour d), on oublie souvent de signaler les accès non autorisés.
Partie I, exigences g) à m) : données, résilience, traces, effacement
Les sept exigences suivantes visent à limiter ce que le produit collecte et expose, à préserver ses fonctions essentielles en cas d’attaque, à tracer les événements de sécurité et à permettre l’effacement complet des données.
| Exigence (annexe I, partie I, point 2) | En pratique | Exemple |
|---|---|---|
| g) Minimisation des données | Ne traiter que les données adéquates, pertinentes et nécessaires à la finalité prévue | Revue des champs envoyés au cloud |
| h) Disponibilité des fonctions essentielles et de base | Résilience, notamment après un incident, et face au déni de service | Serrure connectée manœuvrable localement si le cloud est inaccessible |
| i) Limiter l’impact sur d’autres dispositifs ou réseaux | Limitation de débit, comportement réseau maîtrisé | Un appareil compromis ne doit pas devenir un relais d’attaque |
| j) Limiter les surfaces d’attaque, y compris les interfaces externes | Fermer ce qui ne sert pas | Ports JTAG ou UART désactivés en production |
| k) Réduire l’impact d’un incident | Cloisonnement, moindre privilège, protections contre l’exploitation | Service réseau exécuté sans droits d’administrateur |
| l) Journalisation et surveillance | Enregistrer les activités internes pertinentes (accès, modification de données, services, fonctions), désactivable par l’utilisateur | Journal des connexions et changements de configuration |
| m) Suppression et transfert sécurisés | Supprimer facilement, sûrement et définitivement toutes les données et paramètres ; transfert sécurisé si prévu | Fonction « effacer et réinitialiser » avant revente |
La minimisation g) rejoint le RGPD et, en Suisse, la LPD (RS 235.1), sans se confondre avec eux : le CRA vise toutes les données. Un capteur de température sans données personnelles ne l’appliquera pas comme un objet porté de suivi de santé ; la différence se justifie dans l’évaluation des risques (FAQ 4.1.3).
Partie II : les huit exigences de gestion des vulnérabilités
La partie II de l’annexe I oblige le fabricant à organiser la gestion des vulnérabilités pendant toute la période d’assistance, en règle générale d’au moins cinq ans : inventaire des composants, correction, tests, publication, divulgation coordonnée et diffusion sécurisée et gratuite des correctifs.
| Point | Ce qu’il faut avoir | Preuve dans la documentation technique |
|---|---|---|
| 1) Recenser vulnérabilités et composants | SBOM dans un format couramment utilisé et lisible par machine, couvrant au moins les dépendances de niveau supérieur | SBOM (annexe VII, point 2 b)) |
| 2) Corriger sans retard | Mises à jour de sécurité, séparées des mises à jour fonctionnelles si techniquement possible | Processus de correction |
| 3) Tester régulièrement | Tests et examens de sécurité efficaces et réguliers | Rapports d’essais (annexe VII, point 6) |
| 4) Publier des avis de sécurité | Description, identification du produit, conséquences, gravité, remèdes ; report possible dans des cas dûment justifiés | Modèle d’avis, historique |
| 5) Divulgation coordonnée | Politique écrite et appliquée | Politique (annexe VII, point 2 b)) |
| 6) Faciliter le partage d’informations | Adresse de contact pour signaler les vulnérabilités, y compris des composants tiers | Preuve de l’adresse de contact |
| 7) Distribuer les mises à jour de façon sécurisée | Mécanisme sûr, automatisé le cas échéant | Description de la solution technique |
| 8) Diffuser les correctifs sans retard et gratuitement | Avec des messages d’information ; exception par accord pour un produit sur mesure avec un utilisateur professionnel | Procédure de diffusion |
Le CRA n’impose pas de format de SBOM (SPDX et CycloneDX sont des exemples courants). Articles liés : période d’assistance d’au moins cinq ans, sauf durée d’utilisation prévue plus courte (art. 13(8)) ; mises à jour de sécurité disponibles au moins dix ans ou pendant le reste de la période d’assistance si elle est plus longue (art. 13(9)).
Une partie de ces processus sert déjà : depuis le 11 septembre 2026, il faut signaler les vulnérabilités activement exploitées sous 24 heures (art. 14).
Correspondance avec l’EN 303 645, l’EN 18031-1 et l’IEC 62443
En l’absence de normes harmonisées CRA, trois référentiels existants couvrent déjà l’essentiel de l’annexe I : l’ETSI EN 303 645 pour l’IoT grand public, l’EN 18031-1 pour les équipements radio et l’IEC 62443-4-1 et 4-2 pour les composants industriels.
| Thème | CRA, annexe I | EN 18031-1:2024 | EN 303 645 V3.1.3 | IEC 62443-4-2 / 4-1 |
|---|---|---|---|---|
| Analyse de risque | art. 13(2) à (4) ; I, 1) | arbres de décision | 5.0 (justifications) | 4-1 SR-2 |
| Mots de passe, authentification | I, 2 d) | AUM-1 à AUM-6 | 5.1 | CR 1.1, 1.5, 1.7, 1.11 |
| Contrôle d’accès | I, 2 d) | ACM-1, ACM-2 | pas de disposition dédiée | CR 2.1 |
| Communications | I, 2 e) f) | SCM-1 à SCM-4, CRY-1 | 5.5 | CR 3.1, 4.1, 4.3 |
| Secrets et données | I, 2 e) g) m) | SSM, CCK ; EN 18031-2 | 5.4, 5.8, 5.11, ch. 6 | CR 4.1, 4.2 |
| Intégrité du logiciel | I, 2 f) | SUM-2 | 5.7 | CR 3.4, EDR 3.14 |
| Mises à jour, support | I, 2 c) ; II, 2) 7) 8) ; art. 13(8) | SUM-1 à SUM-3 | 5.3 | EDR 3.10 |
| Surface d’attaque | I, 2 b) j) k) | GEC-2 à GEC-6 | 5.6, 5.13 | CR 7.7, EDR 2.13 |
| Résilience | I, 2 h) i) | RLM-1, NMM-1, TCM-1 | 5.9 | CR 7.1, 7.4 |
| Journalisation | I, 2 l) | pas dans la partie 1 (LGM dans l’EN 18031-2) | 5.10 | CR 2.8 |
| Composants tiers, SBOM | II, 1) ; art. 13(5) | GEC-1 | pas de disposition dédiée | 4-1 SM-9, SM-10 |
| Vulnérabilités, divulgation | II, 3) à 6) ; art. 14 | pas de disposition dédiée | 5.2 | 4-1 DM-1 à DM-6, SVV-3, SVV-4 |
| Documentation, information | art. 13(12) à (19), 31 ; annexes II, VII | GEC-4 | 5.12 | 4-1 SG-1 à SG-6 |
Ce tableau est indicatif : appliquer l’EN 303 645 ou l’EN 18031 ne donne pas présomption de conformité au CRA. Le travail fait pour la RED reste une bonne base : voir notre article sur l’EN 18031.
Même avec une norme harmonisée, l’évaluation des risques reste due (FAQ 4.1.7).
Démontrer la conformité : justifier, tester, documenter
Satisfaire à l’annexe I ne suffit pas : le fabricant doit pouvoir le démontrer, exigence par exigence, dans une documentation technique qui contient l’évaluation des risques, les solutions retenues et les rapports d’essais.
L’annexe VII fixe le contenu : l’évaluation des risques et l’applicabilité des exigences de la partie I (point 3) ; les normes appliquées ou, à défaut, les solutions adoptées pour les parties I et II (point 5) ; les rapports des essais vérifiant la conformité du produit et des processus de gestion des vulnérabilités (point 6).
Méthode que nous recommandons : une matrice de 21 lignes (13 + 8), avec les colonnes « Applicable ? », « Justification », « Mesure » et « Preuve » (essai, revue, document). Elle structure la documentation technique et, le cas échéant, l’examen par un organisme notifié. Le CRA n’impose ni méthode d’évaluation ni laboratoire particulier ; le fabricant reste seul responsable de l’évaluation de la conformité (FAQ 6.5).
Erreurs fréquentes : traiter la cybersécurité comme un essai final ; oublier le cloud du fabricant, car le traitement de données à distance sans lequel le produit ne peut remplir une de ses fonctions fait partie du produit (art. 3, point 2) ; n’avoir ni adresse de signalement ni processus de correction ; déclarer des exigences non applicables sans justification écrite.
Pour savoir où se situe votre produit face aux 21 exigences de l’annexe I, Säfeli réalise une analyse d’écart exigence par exigence, conduit l’analyse de menaces (TARA) qui justifie vos choix et réalise des tests d’intrusion sur les mesures clés. Vérifiez aussi le calendrier du CRA pour planifier ces travaux. Säfeli accompagne ; le fabricant reste responsable de la conformité de son produit. Contactez-nous pour un premier entretien de 30 minutes.
Questions fréquentes
Que contient l'annexe I du CRA ?
Deux parties. La partie I fixe les exigences relatives aux propriétés du produit : un principe général de cybersécurité adaptée aux risques, puis treize exigences, de a) à m), qui vont de l'absence de vulnérabilité exploitable connue à la suppression sécurisée des données. La partie II fixe huit exigences de gestion des vulnérabilités, dont la nomenclature des logiciels et la politique de divulgation coordonnée (règlement (UE) 2024/2847, annexe I).
Faut-il appliquer toutes les exigences de l'annexe I ?
Les huit exigences de la partie II s'appliquent toutes pendant la période d'assistance. Celles de la partie I, point 2, s'appliquent « le cas échéant », sur la base de l'évaluation des risques : le fabricant détermine lesquelles sont pertinentes et justifie clairement dans la documentation technique celles qui ne s'appliquent pas (règlement (UE) 2024/2847, art. 13(3) et 13(4) ; FAQ CRA v1.4, 4.1.3).
Le CRA exige-t-il un produit sans aucune vulnérabilité ?
Non. Le produit doit être mis sur le marché sans vulnérabilité exploitable connue, sur la base de l'évaluation des risques (annexe I, partie I, point 2 a)). Une vulnérabilité exploitable est celle qu'un adversaire peut utiliser efficacement en conditions de fonctionnement effectives (art. 3, point 41) ; la FAQ CRA v1.4 (4.2.2) précise que le CRA n'exige pas un produit exempt de toute vulnérabilité.
Que signifie « sécurisé par défaut » dans le CRA ?
Le produit doit être mis à disposition avec une configuration de sécurité par défaut, sauf accord contraire avec une entreprise utilisatrice pour un produit sur mesure, et pouvoir être réinitialisé à son état d'origine (annexe I, partie I, point 2 b)). En pratique : pas de mot de passe universel, services non nécessaires désactivés, réglages les plus sûrs activés à la livraison.
Existe-t-il une norme qui donne présomption de conformité à l'annexe I ?
Pas au 28 octobre 2026 : aucune norme harmonisée CRA n'est citée au Journal officiel de l'UE. Les normes sont en préparation au titre de la demande de normalisation M/606 (série EN 40000 du CEN-CENELEC, normes verticales EN 304 6xx de l'ETSI). En attendant, l'ETSI EN 303 645, l'EN 18031 et l'IEC 62443-4-2 servent de références techniques, sans présomption de conformité au CRA.
Quel est le rôle de l'évaluation des risques dans l'annexe I ?
Elle est le point de départ : le fabricant évalue les risques de cybersécurité, en tient compte à toutes les phases du cycle de vie, la documente et la met à jour pendant la période d'assistance (art. 13(2) et 13(3)). Elle indique si et comment chaque exigence de l'annexe I, partie I, point 2, s'applique, et figure dans la documentation technique (art. 13(4) ; annexe VII, point 3).
Sources
- Règlement (UE) 2024/2847 (Cyber Resilience Act), JO L du 20.11.2024, art. 3, 13, 27, 71, annexes I, II et VII
- Commission européenne, FAQs on the Cyber Resilience Act, version 1.4 (04.09.2026), points 4.1.3, 4.1.7, 4.2.1 à 4.2.4, 6.5 et 6.10
- Commission européenne, lignes directrices C(2026) 5252 final du 27.07.2026, section 7.1 (points 156 à 163)
- ETSI EN 303 645 V3.1.3 (2024-09), Cyber Security for Consumer Internet of Things: Baseline Requirements
- EN 18031-1:2024, EN 18031-2:2024 ; IEC 62443-4-1:2018 ; IEC 62443-4-2:2019